Et si se faire bercer était le remède contre l’insomnie

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il était si facile de s’endormir dans un hamac, un rocking chair ou même dans un train. Pourquoi est-il plus facile d’endormir un bébé en le berçant ? Bien que nous soyons tous convaincu des effets bénéfiques du bercement sur l’endormissement, les explications scientifiques restaient jusqu’à lors inconnues.

Une équipe de scientifiques a récemment étudié ce phénomène sur 12 hommes adultes volontaires¹. Ces participants étaient invités à faire une sieste de 45 minutes dans un lit expérimental qui avait la capacité soit de rester stationnaire soit de bercer le dormeur. Les sujets devaient réaliser des siestes dans ces deux conditions. L’activité électrique de leur cerveau était analysée en permanence grâce à un électroencéphalogramme (EEG). Les résultats montrent très clairement que le bercement accélère l’endormissement apportant pour la première fois une preuve scientifique de cette croyance traditionnelle qu’être bercé facilite le sommeil. De manière surprenante, l’analyse des EEG montre que le bercement augmente certaines ondes lentes du cerveau caractérisant les phases de sommeils profonds.

Les chercheurs ont constaté que le phénomène de bascule augmentait la durée des phases de sommeil N2, caractérisant un sommeil de qualité. Etre bercé augmente également certaines activités cérébrales connues pour être associées aux mécanismes de consolidation de certaines formes de mémoires pendant le sommeil.

Il est possible que cette découverte amène à de nouvelles perspectives afin d’améliorer la qualité de notre sommeil. Cette stratégie pourrait être très bénéfique pour certains insomniaques. La literie du futur sera peut-être conçue de lits à bascule programmables en fonction du rythme du dormeur. Reste à résoudre le problème de la compatibilité des cycles de sommeil avec son conjoint 😉

(1) Bayer L, Constantinescu I, Perrig S, Vienne J, Vidal PP, Mühlethaler M, Schwartz S. Rocking synchronizes brain waves during a short nap. Curr Biol. 2011; 21(12):R461-2.

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